Le Tongariro Crossing ! Avant de partir, si j'avais dû planifier mon top 3, le Tongariro Crossing, cette fameuse rando d'une journée considerée comme l'une des plus belles au monde, aurait été en pôle position. 7 mois plus tard, je peux vous assurer que la concurrence était rude tant j'ai eu la chance de voir des paysages plus saisissant les uns que les autres. Mais définitivement, cette rando restera un MUST de mon voyage en terre kiwi.
L'attente en valait la peine. Imaginez, moi qui ai choisi la Nouvelle-Zelande un peu au hasard, certainement en partie pour les paysages que j'avais pu apercevoir dans le Seigneur des Anneaux ou Narnia, j'ai enfin pu gravir les fameuses pentes du Mordor, et notamment du Mont Doom (de son vrai nom : Mont Ngauruhoe culminant a près de 2300m), lieu où Frodon détruira l'anneau dans le dernier opus.
En bref, une journée inoubliable, 20km de rando dans des paysages vertigineux, des paysages d'un autre monde, des paysages d'émerveillement et de désolation. Ajoutez a cela 2 à 3km supplémentaires pour faire l'ascension (en option) du Mont Doom, et l'agréable compagnie de mes amis kiwis (Mat, Jessie et Jess) ainsi que Katrina (jeune allemande voyageant en NZ), et vous obtenez la parfaite journée pour finir mon trip en NZ.
Eh oui, après 7 mois de présence ici, je fais mes bagages pour la dernière fois et rentre en France. 7 mois intenses, certainement les plus intenses que j'ai jamais connus... Tantôt en solo, tantôt partages. 7 mois plus tard, je rentre avec une expérience de vie, très riche. Des grands moments de bonheur, mais aussi des moments où vous vous sentez parfois isolé, loin de tous et de tout. Au final, l'impression d'avoir vécu pour soi, et ceux qui vous accompagnent, ponctuellement ou a plus long terme. L'impression d'être en chemin... d'être un jour capable de s'ouvrir aux autres avec authenticité, se connaitre soi-même, trouver chaque jour les petits moments de bonheur, accepter la difficulté. Enfin et surtout, la conviction que se déraciner permet de s'affranchir momentanément d'un quotidien normé, minuté ou même 5 minutes sont de trop pour prendre le recul nécessaire sur toute chose qui nous entoure.
J'ai pris beaucoup de plaisir a écrire ces pages, à partager ces découvertes.
Un grand merci a toutes et tous pour avoir suivi mes aventures et surtout pour m'avoir témoigné votre soutien malgré la distance et le décalage horaire. Cela aussi fait partie de mon aventure, gravée à jamais en moi.
Après tout ce blabla, le rendu en images (mes excuses, les photos sont en désordre...).
Et info de last minute, mon portable FR : +33 6 50 30 26 75 (06 50 30 26 75).
Au petit matin, à l'entrée du track, la confrérie de l'anneau.
Première vue du majestueux Mont Doom, 2300m.
Au sommet, pour le lunch. 1h30 à 2 heures d'ascension pour venir à bout de la pente très escarpée et du revêtement instable (mélange de rocs et de sable noir).
Jess et Jessie, avec en arrière plan les lacs Emeraude.
La fin du track serpentant dans la Toundra du Mordor.
Névé proche du sommet du Mt Doom.
Rafraichissant Lac Emeraude.
Le massif Ruapehu (entrée du Tongariro National Park) depuis le jardin des Corbett's, mes hôtes.
Mont Doom.
Plateau d'altitude caractéristique du Tongariro National Park.
Mont Doom.
Ascension, very steep !
Mat', un authentique et sympathique kiwi.
Pendant l'ascension du Mt Doom, je me retourne...
La même en zoomant ;-)
Le fameux cratère, au sommet, d'où Frodon jeta l'anneau. La roc rouge marquant le précipice. Difficile de se rendre compte sur la photo à quel point il est profond et s'approcher du vide peut s'avérer dangereux.
La vue depuis le sommet.
Un peu plus loin sur le Track, de la roche de basalte visiblement très effritable et surtout d'une couleur saisissante.
Lac Emeraude.
Somewhere in Pacific
One more frog in New Zealand...! Récits et photos, "Somewhere in Pacific".
mardi 27 décembre 2011
jeudi 22 décembre 2011
Road trip dans le Sud
L'ile du Sud... pour beaucoup, la plus belle des deux iles, du moins, la plus spectaculaire. A mon sens, difficile de les comparer. L'une abrite la majeure partie de la population neo-zelandaise dont les 2 plus grandes villes (Auckland et ses 3 millions d'habitants, et la capitale Wellington, abritee dans une charmante baie, haut lieu culturel), tandis que l'ile du Sud se caracterise par de nombreux no man's land, entre montagnes, lacs, plateaux d'altitude et bras de mer dans les terres (les fameux Sounds).
Bref, quelques photos parleront davantage qu'une longue description ! Pour les fans du Seigneur des Anneaux, vous reconnaitrez certainement quelques plateaux et lacs de montagne.
Nous laissons Blenheim derriere nous, en direction de Queenstown avec mes 2 potes : Peter, tcheque de 28 ans (2m03 svp! je me sens petit pour la premiere fois de ma vie), et Sung Bin Park, correen de 26 ans (toujours pret a faire quelques shoots quand on trouve un terrain de basket). Deja, les premiers massifs se profilent en arriere-plan...
6 heures de route plus loin, nous quittons la cote pour les terres du centre de l'ile du Sud. De nombreuses scenes du Seigneur des Anneaux (notamment dans le 2nd opus : les 2 Tours) y ont ete tournees. Souvenez-vous, ces vastes plaines d'herbes jaunes entre montagnes et lacs.
Lake Tekapo
Lake Tekapo, au petit matin, vu de haut.
800km plus loin, 10h de route plus tard, me voila a Queenstown, au bord du lac, au soleil :-)
Queenstown, haut lieu touristique, capitale mondiale des sports extremes. Le Bungy Jump (saut a l'elastique) fut invente ici-meme, dans la plus grande discretion kiwi, avant de faire le buzz suite au premier saut realise depuis la Tour Eiffel quelques annes plus tard.
Lake Pukaki, en fond le massif du Mont Cook (plus haut sommet en NZ) et theatre de nombreuses scenes dans le Seigneur des Anneaux.
Bref, quelques photos parleront davantage qu'une longue description ! Pour les fans du Seigneur des Anneaux, vous reconnaitrez certainement quelques plateaux et lacs de montagne.
Nous laissons Blenheim derriere nous, en direction de Queenstown avec mes 2 potes : Peter, tcheque de 28 ans (2m03 svp! je me sens petit pour la premiere fois de ma vie), et Sung Bin Park, correen de 26 ans (toujours pret a faire quelques shoots quand on trouve un terrain de basket). Deja, les premiers massifs se profilent en arriere-plan...
6 heures de route plus loin, nous quittons la cote pour les terres du centre de l'ile du Sud. De nombreuses scenes du Seigneur des Anneaux (notamment dans le 2nd opus : les 2 Tours) y ont ete tournees. Souvenez-vous, ces vastes plaines d'herbes jaunes entre montagnes et lacs.
Lake Tekapo
Lake Tekapo, au petit matin, vu de haut.
800km plus loin, 10h de route plus tard, me voila a Queenstown, au bord du lac, au soleil :-)
Queenstown, haut lieu touristique, capitale mondiale des sports extremes. Le Bungy Jump (saut a l'elastique) fut invente ici-meme, dans la plus grande discretion kiwi, avant de faire le buzz suite au premier saut realise depuis la Tour Eiffel quelques annes plus tard.
Lake Pukaki, en fond le massif du Mont Cook (plus haut sommet en NZ) et theatre de nombreuses scenes dans le Seigneur des Anneaux.
mercredi 7 décembre 2011
Sur la route du vin
Le blog n'est pas mort ! Plusieurs semaines sans poster... faute de contenu palpitant ou de photos merveilleuses ? J'ai effectivement laissé au repos l'appareil photo au profit de soirées et rencontres sympathiques au sein de l'auberge de jeunesse dans laquelle j'ai séjourné à Blenheim.
Je vous plante le décor, Nord de l'île du Sud, Blenheim, ville d'environ 30 000 habitants, sans aucun intérêt touristique si ce n'est les dizaines de vignobles qui l'entourent. Bienvenu dans LA région viticole de Nouvelle-Zélande. L'endroit rêver pour... travailler !
Arrivés il y a presque 3 semaines, nous élisons domicile au Central Lodge Backpacker spécialisé dans l'hébergement de travailleurs saisonniers comme tous les Backpackers à Blenheim. Le lendemain, nous voici dans un énorme vignoble au milieu des montagnes (paysage magnifique à 360°) sous un soleil estival et de plus en plus violent au fil des jours. On commence tôt (levés 6h, opérationnels dès 7h30), les amplitudes sont longues (10h de taf par jour les 3 premiers jours) mais malgré les douleurs dans les jambes et le dos, on survit et on revient toujours avec entrain au Backpacker, certains de passer une bonne soirée autour d'une bière ou d'un verre de vin. Je vous passe les détails sur le boulot, simplement, nous sommes payés au rendement et il s'agit d'entretenir les vignes (désépaissir, nettoyer les troncs des branches et bourgeons, lever les câbles...). On est pris pour des "chinois", c'est dur et c'est pas très bien payé, c'est de l'esclavage déguisé ! OK, je me plains, mais j'assume le rôle de bon français protégeant ses acquis sociaux qui n'ont plus demeure ici :-) Plus sérieusement, c'est le genre de boulot que les baroudeurs comme nous font pendant quelques semaines, pas plus. Les récoltes de fruits étant plus au Sud (ou sur l'île du Nord), et plutôt pour janvier-avril.
A part ça... Noël approche, et pour nous, les baroudeurs originaires de l'hémisphère Nord, bah c'est l'hallucination. On voit pas le truc arrivé (c'est dans moins de 20 jours quand même), tant on pense davantage au soleil, la chaleur et le boulot. Où sont passés les décos de noël, les premiers flocons et la ferveur d'avant fêtes ? Ici, tout au plus quelques pubs à la télé et de rares friandises ou affreux "Christmas Cake"... En gros, Noël arrive sans qu'on s'en rende compte. Une expérience de plus en perspective donc !
Sur ces quelques news, après 2 semaines et demi de vignes, je reprends la route ce jour, vers d'autres horizons !
Ahhh, j'oubliais, je vous glisse mon nouveau numéro de portable NZ (+64 211 05 09 66, l'ancien étant pour Manon que vous pouvez joindre comme d'habitude au +64 211 58 52 41).
Bizzz à tous !
Des vignes à perte de vue, entre plateaux et montagnes !
Scoop, cheveux coupés semaine dernière, et j'suis tout bronzé (enfin je veux dire que j'ai jamais été aussi bronzé de ma vie!). La photo n'est donc plus d'actualité.
Des vignes à perte de vue, entre plateaux et montagnes !
Scoop, cheveux coupés semaine dernière, et j'suis tout bronzé (enfin je veux dire que j'ai jamais été aussi bronzé de ma vie!). La photo n'est donc plus d'actualité.
lundi 14 novembre 2011
2ème Great Walk : Abel Tasman Coastal Track
Les sandflies contre-attaquent ! Souvenez-vous, ce petit moucheron aux piqûres particulièrement tenaces avec ses démangeaisons nocturnes hors du commun. C’est que nous nous étions habitués à leur absence chez Stew, notre sympathique hôte anglais. Mais voilà, une Great Walk, c’est l’aventure, c’est « Return to the basics » (ou « Man vs Wild », mais là ce serait exagéré d’où l’usage de la parenthèse). Et malgré l’usage de stick anti-sandflie, je porte les séquelles d’Abel Tasman aux chevilles et poignets (faut croire que ces parties sont particulièrement délicates chez moi !).
Anyway, plus sérieusement, Abel Tasman, c’est un parc national en bord de mer à la pointe Nord-Ouest de l’île du Sud, situé à environ 80km à l’ouest de Nelson. Sa randonnée phare, Coastal Track, est un aller-simple de 52km entre les extrémités nord et sud du parc, le long de la Mer de Tasman. Plusieurs particularités :
- Une réserve marine incluant Tonga Island, refuge pour une large colonie d’otaries.
- La possibilité de longer la côte en Canoë de mer (nous n’avons pas expérimenté, un peu onéreux pour notre budget et surtout nous voulions marcher). Mais pour les amateurs de sports d’eau, mixer une étape de canoë et une ou deux étapes de marche doit être un compromis très intéressant permettant de voir cette splendide côte depuis la mer et approcher les nombreuses otaries et autres volatiles endémiques.
- Des dizaines de criques plus sauvages les unes que les autres.
- La possibilité de « personnaliser » son trip grâce aux nombreux Water-Taxis exerçant le long de la côte. Du coup, si les 52km reliant le nord au sud vous effrayent, optez pour une marche d’une journée en vous faisant déposer au petit matin puis reprendre un peu plus loin sur le sentier en fin d’aprem (mais ça c’est pour les fake, i.e. faux baroudeurs !).
- Enfin et non des moindres, plusieurs traversées d’estuaires naturels à marée basse, vous obligeant à prendre en compte les horaires de marée ou à vous dessaper jusque la taille si vous passez un peu trop tôt ou tard (c’est du vécu).
Nous concernant, nous avons pris la route jeudi matin dernier avec en tête le projet de relier Marahau (extrémité sud et entrée officielle du parc) à Totaranui, 40km plus au nord (dernier point accessible pour les Water-Taxis, plus au nord la mer est malheureusement trop rugissante), en 2 jours et 2 nuits (retour en Water-Taxi au matin du 3ème jour), soit 20km de marche par jour. Mission réussie malgré une fatigante seconde journée incluant plusieurs traversées d’estuaires sous un soleil de plomb. Mais c’est pourquoi le retour à la civilisation en est d’autant meilleur : un vrai lit avec une boisson et un repas chauds, fichtre que c’est bon ! A noter un mémorable crochet par Tonga Island sur le chemin du retour pour voir et « sentir » la colonie d’otaries (les autochtones vous diront qu’on sent l’otarie bien avant de la voir ! Bah ça dépend du sens du vent je vous dirai… mais oui ça sent le poisson pas frais !).
Conclusion de cette Great Walk ? Par beau temps, c’est juste magnifique, entre nature luxuriante à la Jurassic Park et palette de bleus de la Mer Tasman. D’un niveau accessible et personnalisable à souhait, cette rando est un MUST ! Sur ces paroles, je vous laisse et vais me savonner ces foutus piqûres de sandflies (seul remède aux démangeaisons…) !
Traversée d'estuaire, à marée basse.
Tente magique achetée chez le discounter locale. C'est mouillé dedans même quand il pleut pas dehors... :-/
Et en dessous, marée montante dans l'estuaire de Torrent Bay. A vos pâtés de sable...!
Totaranui Beach, notre lieu d'arrivée. Au-dessus, traversée d'un large estuaire à marée basse... ou presque !
En dessous, colonie d'otaries sur Tonga Island (visible depuis le Water Taxi)
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